L’image montre plutôt un hélicoptère russe abattu au Mali près d’Anéfis par les soldats du FLA le 5 juillet 2026.

Ce post Facebook, qui prétend montrer un véhicule couvert de feuillage détruit par l’armée malienne alors qu’il tentait de quitter discrètement Kidal le 1er octobre 2026, est FAUX.

Le post, publié le 2 octobre 2026, inclut une image montrant prétendument l’épave du véhicule qui aurait été détruit par l’armée malienne.
L’auteur de la publication présente l’image en bambara en ces termes : « […] Ce matin, on vous a montré un véhicule recouvert d’herbes tentant de quitter discrètement Kidal. L’armée est allée les frapper, regardez le résultat […] ».
PesaCheck a examiné ce post et l’a trouvé faux.
Une recherche d’images inversée sur Yandex a permis à PesaCheck de déterminer dans quel contexte cette image a été prise.
La photo est visible dans un article de TV5 Monde Info publié le 5 juillet 2026 avec la légende : « Un hélicoptère russe abattu au Mali près d’Anéfis par les soldats du FLA, le 5 juillet 2026 .»
Selon ce média français, « la scène s’est déroulée entre Gao et Anéfis (nord), au deuxième jour de l’offensive du FLA (Front de Libération de l’Azawad) contre les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes ».
Cette information est corroborée ici et ici.
À la fin du mois de septembre et au début du mois d’octobre 2026, l’armée malienne a annoncé, dans plusieurs communiqués, avoir mené diverses opérations dans la région de Kidal. Ces opérations visaient à détruire des regroupements de combattants terroristes ainsi que leur matériel de guerre.
Par ailleurs, les autorités maliennes ont affirmé dans un communiqué le 6 octobre 2026 que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires russes, avaient repris le contrôle de la ville de Kidal.
PesaCheck a examiné une publication sur Facebook prétendant montrer l’image d’un véhicule couvert de feuillage qui a été détruit par l’armée malienne alors qu’il tentait de quitter discrètement Kidal le 1er octobre 2026, et l’a trouvée FAUSSE.
Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.
Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.
Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Youssoufa Mahamadou et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur principal à PesaCheck, Stephen Ndegwa.
PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.
PesaCheck est une initiative conjointe de Code for Africa, à travers son fonds InnovateAFRICA, avec un soutien de la Deutsche Welle Akademie, en partenariat avec une coalition de médias locaux africains et d’autres organisations civiques de surveillance.



